Die Erde unserer Vergangenheit
Wo der Untergang liegt
Fürchtet nicht mehr die Blumen
Jetzt fliegt der Wanderer
Mit dem Wind des Blütenblatts
mercredi 29 octobre 2008
mardi 28 octobre 2008
DEUTSCHLAND (2) - Gesang des Volkes
In unserer Lade bleibt noch Fröhlichkeit
Auf unserer Leiter steigen noch Engel
Vor unserem Ladestock spritzt noch frisches Wasser
An unserem Stamm wachsen noch Äste
Unter unserer Stampfe gibt es noch Mehl
Über unseren Stimmen lobt noch der König
Zwischen unseren Hammeln liegt noch der Löwe
Hinter unserem Himmel steht noch der Gott
Neben unserem Heim leben noch Nachbarn
Auf unserer Leiter steigen noch Engel
Vor unserem Ladestock spritzt noch frisches Wasser
An unserem Stamm wachsen noch Äste
Unter unserer Stampfe gibt es noch Mehl
Über unseren Stimmen lobt noch der König
Zwischen unseren Hammeln liegt noch der Löwe
Hinter unserem Himmel steht noch der Gott
Neben unserem Heim leben noch Nachbarn
lundi 27 octobre 2008
DEUTSCHLAND (1) - Incipit
Das Böse ist nicht mehr das Böse
Seit Mauern fallen
Unter Steinen sich brechen
Seit Steine blühen
Unter Flügeln reisen
Nie mehr das Leid tragen
Nie mehr das Land beweinen
Der Tod ist nicht mehr der Tod
Seit Nächte sich erheben
Hinter Nebeln fliehen
Seit Nebel scheinen
Hinter Sonnen brennen
Nie mehr jauchzen die Aschen
Nie mehr wandeln die Schatten
Seit Mauern fallen
Unter Steinen sich brechen
Seit Steine blühen
Unter Flügeln reisen
Nie mehr das Leid tragen
Nie mehr das Land beweinen
Der Tod ist nicht mehr der Tod
Seit Nächte sich erheben
Hinter Nebeln fliehen
Seit Nebel scheinen
Hinter Sonnen brennen
Nie mehr jauchzen die Aschen
Nie mehr wandeln die Schatten
dimanche 26 octobre 2008
Sur la crise financière : bulles spéculatives et autres baudruches

Une connaissance de mes amis me disait un jour :
« Moi je fais de la finance ... les études c'est pas mon truc : ça ne sert à rien! »
Alors étudiant en économie financière, ses propos m'interpelaient.
Assis à une terrasse, tout en l'écoutant, je faisais des bulles dans ma limonade.
« Et, lui dis je, c'est quoi la finance pour toi? »
« Eh bien! Figure toi qu'avec 100 Francs j'ai pu acheter pour 500 F d'actions et je les ai revendues à la fin du mois pour 1000 F, ce qui fait ... enfin j'ai gagné 900 F en un mois! »
Pressentant qu'il attendait quelques éclaircissements scientifiques sur cette multiplication de petits pains je lui répondis :
« Bien, en langage financier tu es donc intervenu sur le MARCHE SECONDAIRE de la bourse. Tu as effectué une OPERATION D'ACHAT VENTE (sans doute en fixant un seuil au prix d'achat ou au moins de revente) le tout en utilisant ton POUVOIR DE LEVIER. Ce qui fait que dans le contexte haussier actuel du cours des actions le RENDEMENT de ton opération est de 1000%, dont il faut que tu déduises les frais prélevés par ta banque. »
« Ouais, tout à fait! Eh bien avec ces 1000 F j'ai racheté des actions et j'ai gagné 10000 F. Et avec ces 10000 F je vais ... »
« OK! OK! OK! Je crois que j'ai compris! »
Moi qui me spécialisait dans la finance je “coûtais” 1000 F tous les mois, qui s'accumulaient pour grossir la dette que je devais rembourser à la fin de mes études à la banque qui m'avait fait crédit; pendant que ce jeune capitaliste insouciant se gonflait des couilles en or en jouant à la loterie et réinvestissant capital et plus value tous les mois.
Dans ce contexte je me demandais si je ne devais pas aller plus loin dans la bêtise en plaçant les mensualités de mon emprunt, négocié à 6%, sur le marché des actions qui me rapporterait du 1000%. Et pourquoi pas les placer sur les produits dérivés : le marché obligataire se portait bien aussi et les junk bonds rapportaient énormément! Les produits à terme! Les options! Ou ...
Certes il ne fallait pas miser sur leur valeur finale, mais simplement spéculer sur leur cours dont la variation positive phénoménale laissait peu de doutes sur la stratégie à adopter : qu'importait le placement à long terme, la recherche de dividendes ou la distribution de coupons, il ne fallait pas chercher à bénéficier de la richesse créée mais jouer sur la valeur future du produit financier c'est à dire in fine de l'organisme émetteur de ce même produit.
C'était au milieu des années 1990, les rentiers se portaient bien et le diagnostic de cher John qui préconisait de les euthanasier était loin d'être partagé par les doctes économistes, dont le nombre croissait encore plus vite que le cour du CAC 40 en cette période d'euphorie financière.
Ils renouvelaient à tour de bras et avec force figure de style les commentaires sur la situation boursière.
Cynisme ou ferme croyance dans les vertus d'une croissance infinie enfin trouvée, toujours est il qu'ils devaient disparaître lors du krach : car une bulle, sachez le, ne se dégonfle pas, elle explose!
L'été précédent ce sinistre automne (les krachs ont “toujours” lieu en automne) j'allais arrondir mes fins de mois en travaillant.
Je trouvais une banque qui voulait bien de moi pour tenir le guichet.
Là aussi la fièvre boursicoteuse faisait des ravages : l'on y vendait des actions comme on aurait vendu des petits pains dans une boulangerie.
A la mère de famille venant retirer des extraits de compte, au petit vieux venant déposer sa pension, jusqu'au RMIste venant négocier son emprunt! L'on faisait goûter des échantillons financiers qui n'étaient même plus négociés dans le secret bancaire de bureaux bien isolés, mais directement au guichet :
« Au fait nous venons d'avoir un arrivage tout frais d'actions X, êtes vous intéressé? Elles sont seulement à 10 F la pièce ... Ou bien préférez vous des actions Y? »
Ecoeuré je pris mon solde de tout compte et allait chercher un travail plus manuel ... on voulait m'y rémunérer en actions!
J'étais cerné.
Enfin la tornade passa, ravageant le château de cartes et occasionnant également quelques dégâts colatéraux, mais le ciel comme rincé était redevenu bleu.
Une jeune fille faisait des bulles de savon à l'aide d'une paille échancrée, j'étais assis à une terrasse observant leur vol avant leur explosion fatale, quand mon ami surgit de nulle part.
« Eh ben, dit il, j'en ai chié des bulles avec la bourse! »
« Que vas tu faire à présent, lui demandais je? »
« Oh! Moi je vais faire entrepreneur ... les études c'est pas mon truc : ça sert à rien! »
« Moi je fais de la finance ... les études c'est pas mon truc : ça ne sert à rien! »
Alors étudiant en économie financière, ses propos m'interpelaient.
Assis à une terrasse, tout en l'écoutant, je faisais des bulles dans ma limonade.
« Et, lui dis je, c'est quoi la finance pour toi? »
« Eh bien! Figure toi qu'avec 100 Francs j'ai pu acheter pour 500 F d'actions et je les ai revendues à la fin du mois pour 1000 F, ce qui fait ... enfin j'ai gagné 900 F en un mois! »
Pressentant qu'il attendait quelques éclaircissements scientifiques sur cette multiplication de petits pains je lui répondis :
« Bien, en langage financier tu es donc intervenu sur le MARCHE SECONDAIRE de la bourse. Tu as effectué une OPERATION D'ACHAT VENTE (sans doute en fixant un seuil au prix d'achat ou au moins de revente) le tout en utilisant ton POUVOIR DE LEVIER. Ce qui fait que dans le contexte haussier actuel du cours des actions le RENDEMENT de ton opération est de 1000%, dont il faut que tu déduises les frais prélevés par ta banque. »
« Ouais, tout à fait! Eh bien avec ces 1000 F j'ai racheté des actions et j'ai gagné 10000 F. Et avec ces 10000 F je vais ... »
« OK! OK! OK! Je crois que j'ai compris! »
Moi qui me spécialisait dans la finance je “coûtais” 1000 F tous les mois, qui s'accumulaient pour grossir la dette que je devais rembourser à la fin de mes études à la banque qui m'avait fait crédit; pendant que ce jeune capitaliste insouciant se gonflait des couilles en or en jouant à la loterie et réinvestissant capital et plus value tous les mois.
Dans ce contexte je me demandais si je ne devais pas aller plus loin dans la bêtise en plaçant les mensualités de mon emprunt, négocié à 6%, sur le marché des actions qui me rapporterait du 1000%. Et pourquoi pas les placer sur les produits dérivés : le marché obligataire se portait bien aussi et les junk bonds rapportaient énormément! Les produits à terme! Les options! Ou ...
Certes il ne fallait pas miser sur leur valeur finale, mais simplement spéculer sur leur cours dont la variation positive phénoménale laissait peu de doutes sur la stratégie à adopter : qu'importait le placement à long terme, la recherche de dividendes ou la distribution de coupons, il ne fallait pas chercher à bénéficier de la richesse créée mais jouer sur la valeur future du produit financier c'est à dire in fine de l'organisme émetteur de ce même produit.
C'était au milieu des années 1990, les rentiers se portaient bien et le diagnostic de cher John qui préconisait de les euthanasier était loin d'être partagé par les doctes économistes, dont le nombre croissait encore plus vite que le cour du CAC 40 en cette période d'euphorie financière.
Ils renouvelaient à tour de bras et avec force figure de style les commentaires sur la situation boursière.
Cynisme ou ferme croyance dans les vertus d'une croissance infinie enfin trouvée, toujours est il qu'ils devaient disparaître lors du krach : car une bulle, sachez le, ne se dégonfle pas, elle explose!
L'été précédent ce sinistre automne (les krachs ont “toujours” lieu en automne) j'allais arrondir mes fins de mois en travaillant.
Je trouvais une banque qui voulait bien de moi pour tenir le guichet.
Là aussi la fièvre boursicoteuse faisait des ravages : l'on y vendait des actions comme on aurait vendu des petits pains dans une boulangerie.
A la mère de famille venant retirer des extraits de compte, au petit vieux venant déposer sa pension, jusqu'au RMIste venant négocier son emprunt! L'on faisait goûter des échantillons financiers qui n'étaient même plus négociés dans le secret bancaire de bureaux bien isolés, mais directement au guichet :
« Au fait nous venons d'avoir un arrivage tout frais d'actions X, êtes vous intéressé? Elles sont seulement à 10 F la pièce ... Ou bien préférez vous des actions Y? »
Ecoeuré je pris mon solde de tout compte et allait chercher un travail plus manuel ... on voulait m'y rémunérer en actions!
J'étais cerné.
Enfin la tornade passa, ravageant le château de cartes et occasionnant également quelques dégâts colatéraux, mais le ciel comme rincé était redevenu bleu.
Une jeune fille faisait des bulles de savon à l'aide d'une paille échancrée, j'étais assis à une terrasse observant leur vol avant leur explosion fatale, quand mon ami surgit de nulle part.
« Eh ben, dit il, j'en ai chié des bulles avec la bourse! »
« Que vas tu faire à présent, lui demandais je? »
« Oh! Moi je vais faire entrepreneur ... les études c'est pas mon truc : ça sert à rien! »
samedi 25 octobre 2008
Sans titre (5)
Comme une échelle : la négation du pantographe, une vision bouleversée. Comme une échelle ! Un ange à son faîte qui viendrait me visiter en rêve : la lente ascension des échelons me ferait accéder à un ailleurs toujours présent, à un géant mangeur d’enfants qu’un seul coup de hache ferait déchoir de son piédestal pour peu que je le veuille. Revoir alors le soleil tourner autour de la Terre, poser sans questions les pieds sur une Terre redevenue plate et pourquoi pas tels un Golem redevenir l’espace d’un sommeil aussi lourd que de la glaise. Jongler avec les concepts quand le cœur vous en dit : deux balles en l’air et l’autre bien en main.
Et la diastole cosmique n’en finissait pas puis un écran de télévision qui n’en finirait pas de s’éteindre, une ultime étoile lumineuse pour seul spectacle. La pixellisation toujours plus précise de l’image. Jusqu’à ce que blanche sur noire la tache explose et s’anime à nouveau : le grand Zappeur du technicolor.
vendredi 24 octobre 2008
Pour faire la confiture de maman :Prenez un kilogramme de maman
Autant de sucre
Pour un litre d’eau
Commencez par la faire mijoter dans son jus
Jusqu’à ce que toute la graisse soit fondue
Récupérer cette dernière dans un bocal bien hermétique.
Epluchez la pour éviter les grumeaux
Et rajoutez vivement l’eau,
Il se peut alors qu’elle se débatte par quelques tics
Ne vous en offusquez pas
Et versez une cuillère de vinaigre à ras :
Cela lui fera faire la grimace comme la soupe
Qu’elle vous servait autrefois.
Remuez bien, ça accroche parfois.
Au lieu du vinaigre vous pouvez également – houp !
Elle éclabousse du bout du menton –
Lui presser le citron :
Chacun son tour et les chats seront bien fouettés.
Versez le sucre à présent
En comptant bien chaque cristal manquant,
Portez à ébullition en n’oubliant pas de mélanger
Vous la ferez ainsi confire
Ce qui peut porter à rire :
Gardez vous en bien cela la ferait tourner,
Maintenez votre sérieux jusqu’au bout
Tant que son ventre n’est pas mou.
Stoppez net la cuisson et passez la sous l’eau glacée,
Cette douche écossaise
Vous rendra fort aise,
Du moins est-ce ce que vous disait maman lorsque vous étiez enfant.
Laissez refroidir une heure au moins
Puis étalez entre deux tranches de pain :
Offrez la tartine à votre papa pour lui faire grincer des dents.
jeudi 23 octobre 2008
Sans titre (4)
Et le mot, le vaste jeu de mot de l’univers qui se priverait bien du langage, soyez en certain ! L’immense, la gigantesque association d’idées : d’images, de sons, d’odeurs … de sensualité. Les petits plaisantins, les champions du trucage n’ont pas attendu le verbe pour réaliser leur tour de passe - passe : imaginez Lucie singeant le vol de l’autruche ou ce longue dent dont les canines étaient cariées et qui n’osait même plus gober les mouches tant il avait mal. Et de lâcher un pet bien sonore et foireux pour achever ses mimes.Comme des dupes. Systématiquement nous bénirions notre fils cadet en croyant embrasser l’aîné : une peau de chèvre, la voix anormalement grave et vulgaire et ne pas se laver une semaine durant pour faire macérer les odeurs. Comme des dupes aveugles et vieillissantes ! La magie opère, la croyance suit et avec la croyance une cosmogonie se réalise : la face du monde en est changée. Même le pot au rose découvert ne saurait abroger notre foi. Il en va ainsi de la force du chaman : imiter c’est s’approprier la force et les pouvoirs de la création qui lui sont échus.
Humain sauras tu me réconforter ? Chaque histoire migre aux cieux et je communie avec l’être qui me raconte. Car en mon for intérieur je sais qu’il n’est qu’un miroir de mes peines et de mes joies. Et l’oiseau de feu dans son envol embrasa le front de la licorne. Ainsi tous les soirs j’attends que l’on me berce de rêves : la nourrice primordiale me prend contre son sein pour me nourrir de mots. Elle me susurre que je suis fils de Dieu et que la paix règne sur moi. Amour, je te chéris et de tout mon être sourd l’ambroisie.
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