dimanche 16 novembre 2008

11 Novembre

Le ciel était gris et le crachin d’hiver nous transperçait
Les ifs aux fruits rouges revêtaient un vert militaire

Et le rouge gorge volait dans un air à présent apaisé

Les murs jaunes de l’église résonnaient d’un glas trépassé
Le passé nous parlait de froid, de faim et de peur

Et le rouge gorge chantait une chanson d’espoir et de paix

Les cuivres vibraient et les drapeaux retombaient
La gerbe républicaine déposée par le sous préfet et le maire

Et le rouge gorge sur le monument au mort nous entretenait d’amour et de fraternité

vendredi 14 novembre 2008

Holocauste (2) - Pater Noster

Et le taureau torturé portait la faute de son père.
A l’heure de l’agonie il se questionnait encore sur le sort de son fils.
Mille piques assénées dont trois souffrances chacun :
L’anticipation, le supplice et son renouvellement …

jeudi 13 novembre 2008

Holocauste (1) - Mater Dolorosa

Et la vache portait son veau agonisant dans la gueule.
Elle marchait ainsi vers leur mort,
Arrivés à la fin d’un destin. Non pas d’aurochs ou de bison,
On a le destin que l’on peut : certains brûlent sans cesse dans les feux.

mercredi 12 novembre 2008

Il pleut ...


Il pleut,
Pelisse grise qui vient nous titiller
Pendant qu’un terrier de renards argentés
S’amuse et, de là haut, nous fait la nique.

Il pleut
Et le pelage crânien sur ta nuque
Joue crânement avec les mailles des quelques lunes
Bondissantes, dans l’espace là et rien …

Il pleut,
Ne pleure pas ,
Ce ne sont que quelques perles qui gouttent ça et là sur tes joues
Les baisers que j’aurai bien voulu te donner.

Ne soit pas amère
Les pluies dit on sont acides
Et celle ci n’est pas l’ombre d’une queue
Elle nous gâte de quelques zestes bien frappés.

A présent les hallebardes se sont dressées
Et voilà que ma promenade se pare d’atours princiers
Moi qui me serait contenté de quelques détours printaniers.

Viens, reprenons vite quelques allées moins exposées
Et laissons là pompes et vair.
Le soulier pour pouvoir te retrouver
Et la pompe pour quelques jours immaculés d’hiver.

Et perdus dans ce jeux de miroir entre ciel et terre
Au détour de quelques carrefours peut être pourrons nous nous déceler.

mercredi 29 octobre 2008

DEUTSCHLAND (3) - Ende

Die Erde unserer Vergangenheit
Wo der Untergang liegt
Fürchtet nicht mehr die Blumen
Jetzt fliegt der Wanderer
Mit dem Wind des Blütenblatts

mardi 28 octobre 2008

DEUTSCHLAND (2) - Gesang des Volkes

In unserer Lade bleibt noch Fröhlichkeit
Auf unserer Leiter steigen noch Engel
Vor unserem Ladestock spritzt noch frisches Wasser

An unserem Stamm wachsen noch Äste
Unter unserer Stampfe gibt es noch Mehl
Über unseren Stimmen lobt noch der König

Zwischen unseren Hammeln liegt noch der Löwe
Hinter unserem Himmel steht noch der Gott
Neben unserem Heim leben noch Nachbarn

lundi 27 octobre 2008

DEUTSCHLAND (1) - Incipit

Das Böse ist nicht mehr das Böse

Seit Mauern fallen
Unter Steinen sich brechen
Seit Steine blühen
Unter Flügeln reisen

Nie mehr das Leid tragen
Nie mehr das Land beweinen

Der Tod ist nicht mehr der Tod

Seit Nächte sich erheben
Hinter Nebeln fliehen
Seit Nebel scheinen
Hinter Sonnen brennen

Nie mehr jauchzen die Aschen
Nie mehr wandeln die Schatten