mardi 13 janvier 2009

Animaux d'Alsace et de Moselle - Le grand tétras


Cac, caquète, caquetons, caquetez.
Pas de cacahouète
Pour les bêtes !
D’ailleurs empaillé
On ne te voit plus guère en forêt :
Jadis de Haguenau
Au Sundgau
Tu promènes ton ventre rond
Encore au Grand Ventron.
Cac, caquète, caquetons, caquetez.

lundi 12 janvier 2009

Animaux d'Alsace et de Moselle - Le hanneton


Voltige de hanneton
Tu me prends par le menton
Un, deux, trois,
Le premier qui rira
Aura une tapette
Cinq, six, sept.

Hanneton de mai,
Joli mois d’aimer.

Hanneton de juin,
Jeux de vilain.

Hanneton en chocolat,
T’en auras pas.

Voltige de hanneton,
Sors de ton buisson
Jouer la fille de l’air,
Dans quel état j’ère.
Bête à cabriole
Il ne te manque que la parole

jeudi 8 janvier 2009

Animaux d'Alsace et de Moselle - Le lynx


Moustache pointue,
Oreille pointue.
Beau lynx
Tel un sphinx,
Pose sur les morènes
Incertaines
Ta devinette :
Tu fais peur aux soubrettes !
Mangeur de bétail ?
De quoi fais tu ripaille ?
Calomnies de paysan,
Ah ! quelle rage de dent.
Moustache pointue,
Oreille pointue.

mercredi 7 janvier 2009

Animaux d'Alsace et de Moselle - La mouche


Drôle de mouche
Tu m’embrasses sur la bouche
Quand tu te poses sur mon épaule
Ensemble on rigole

Drôle d’insecte
A nous deux on fait une fête
Voleurs de foyers
Ensemble on a bien rigolé

mardi 6 janvier 2009

Animaux d'Alsace et de Moselle - Les Lapins


Du pain pour les lapins !
Qu’à cela ne tienne,
S’ils n’en ont pas
Qu’ils se fassent les quenottes
Sur de la brioche.

Et si plus rien ?

C’est nous qui les mangerons
Pour la faim.
Quand aux bourgeois nous leur laisserons rats et …
Peau de lapin …
Pour leur tour de rein !
Ils seront mâtins.

vendredi 19 décembre 2008

Bonnes Vacances !

Dernier message du blog avant l'année prochaine.
Voeux de paix et de fraternité à vous tous ... et aux autres aussi.

jeudi 18 décembre 2008

L'artiste (à Pascal ENARD)

Le malheur de l’artiste est d’être recherché,
Le malheur de l’artiste est de n’être jamais seul,
Contrairement aux apparences, même dans la misère,
Il n’est jamais abandonné : le tréfonds de ses pensées
Est fouillé, analysé, historiographié, naturalisé.
Il est le grand pourvoyeur de nouveautés
A un monde qui manque cruellement d’imagination.
Il voudrait pouvoir faire aboutir ses idées,
Mais celles ci à peine nées sont récupérées.
Sa grande difficulté est d’être rémunéré,
Son esprit est littéralement pillé
Avant d’avoir put développer son art.
Voilà pourquoi il est contraint à l’esquisse :
Le temps d’achever son œuvre
Elle serait déjà obsolète dans la société.
Et pourtant il crée pour la postérité,
A destination de l’universel, dans la durée,
Ces espaces dorénavant désertés
Par un monde interconnecté qui habite
Les espaces fluctuants des réseaux
Qui se font et se défont au gré des modes
Sans passion.